Pachamarket : Et si, la Grande Distribution devenait raisonnable?

A cause de la récente vague de froid, la production va être mauvaise, et les prix des fruits et légumes, encore, vont grimper.
Entendez-vous, les cris des pauvres salades, gelées et enneigées, ceux des maraîchers, qui se lamentent de la catastrophe annoncée ? Les prix des fruits et légumes, encore, vont grimper.
Avec, à la clé, à la caisse finale, ce terrible cortège de clients râleurs, sur le mode du « c’est trop cher, c’était mieux avant ». Et comment leur en vouloir ? Personne ne sait quel est le bon prix, celui qui permettra à tous les acteurs de la filière de vivre convenablement. On touche là au délicat problème de la répartition des marges. Au profit de Leclerc et consorts qui savent se rendre incontournable.
Selon le Ctifl (Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes), près de 70% des fruits et légumes en France sont achetés en grandes et moyennes surfaces. Pas besoin, alors, d’épiloguer sur le niveau du rapport de force entre les sept grands groupes français (Leclerc, Carrefour, Auchan, Casino, Intermarché, Système U, Cora) et les centaines d’organisations de producteurs.
Dans la guerre économique, ce n’est pas le nombre qui compte. C’est le poids. Le poids en euros, s’entend.
Et si les distributeurs prenaient des marges raisonnables ?











La question agricole, un nouveau front social ?







