A l’issue d’une réunion avec les ministres de l’économie, de l’agriculture et de la consommation, François Fillon a annoncé une opération coup de poing, lundi 25 février, pour lutter contre ce qu’il estime être des abus de la part des industries et des distributeurs de produits alimentaires en matière de prix.
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« Nous avons déjà constaté un relatif tassement de la consommation de yaourts en janvier. En volume la consommation est négative », souligne M.Deweine. Les industriels de l’agroalimentaire savent que de trop fortes augmentations de prix pourraient avoir un effet mécanique sur la consommation de leurs produits et craignent d’être pris dans un cercle vicieux.
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Dans la grande distribution, tous les formats de magasins ont répercuté les hausses dans les rayons. Dans le secteur du maxidiscompte, les prix ont bondi de 3,76% en janvier tandis qu’ils ont progressé de 2,41 % et de 2,33 % dans les hypers et les supermarchés.
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Depuis plusieurs mois, fournisseurs et distributeurs se livrent à un véritable rapport de force. Les premiers veulent répercuter les hausses des matières premières dans leur prix, les seconds tentent de les refuser.
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Les hausses de prix des matières premières agricoles enregistrées ces derniers mois, commencent à se concrétiser pour les consommateurs. Dans les rayons des grandes surfaces, les prix des produits de grande consommation ont augmenté en moyenne de 2,39 %, en janvier, après une hausse de 1,42 % au mois de décembre 2007, selon l’étude du cabinet Nielsen Panel International réalisée pour l’hebdomadaire spécialisé LSA et publiée jeudi 21 février.
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Le secrétaire d’Etat à la consommation Luc Chatel a affirmé qu’on ne pouvait accepter de telles hausses : « La concurrence doit mieux jouer en France. » Mais les associations de consommateurs doutent de l’impact de la loi Chatel, qui entre en vigueur au 1er mars. « Il n’y aura pas de baisse des prix sans transparence des tarifs auxquels les produits sont vendus aux distributeurs. Ils devraient être rendus publics », explique Christian Huard, président de la fédération ConsoFrance (AFP 25/02/08)
Il ne s’agit que de quelques produits, mais la « liste noire » fait grand bruit. Le mensuel 60 millions de consommateurs, dans son édition paraissant mardi 26 février, fait état de hausses de prix fulgurantes dans les beurres, camemberts, pâtes, yaourts ou pains de mie, allant de 5 % à … 48 %.Â
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PachaMarket est un concept novateur qui réinvente la grande distribution sur Internet. Son objectif : baisser massivement les prix des produits de grande consommation. Nous n’avons pas à subir les abus et les hausses injustifiées qui rendent les prix prohibitifs. Pour y remédier, il a fallu remettre à plat tout le système de distribution pour voir où le mal opère.
Jusqu’à ce jour aucun site dédié à l’alimentaire n’est parvenu à proposer des prix bas. Ils affichent au contraire des tarifs supérieurs à ceux que l’on trouve en magasin.
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« L’augmentation des prix des produits alimentaires est la révélation d’un vieux spectre de la famine » (Philippe Guibert, sociologue)
Quand se nourrir devient un luxe, il faut impérativement se poser les vraies questions. Même si les matières premières sont en augmentation, elles ne peuvent pas expliquer à elles seules
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Une enquête de la direction de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) portant sur vingt produits constate, lundi 3 mars, une hausse des prix de 11,5 à 18,2 %. Ces résultats tempèrent l’enquête de l’Institut national de la consommation (INC) publiée dans le numéro de mars de « 60 millions de consommateurs », qui relève une hausse de 5 % à 48 % des prix entre novembre et janvier. (Le Monde 03.03.08)