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La magnifique traversée d’un cochon, qui aura parcouru 36 000 kms!

cochon

La mondialisation est un fait, elle n’est pas forcément un bienfait. Si les médias et les économistes font souvent de celle-ci une sorte de fatalité obligatoire ou d’Eden des affaires, elle révèle parfois, au hasard des anecdotes, des aspects étranges et plutôt inquiétants.

Ainsi, l’anecdote contée par Alain Rémond dans son billet paru mardi 22 septembre 2009 dans « La Croix », et qui mérite d’être rapportée, car elle est emblématique de la mondialisation actuelle et de ses défauts :

« Un lecteur vient de me faire parvenir l’étiquette d’un paquet de haché de porc, acheté dans une grande surface. Il s’agit d’un « haché régime de porc maigre » de 0,324 kg vendu 2,12 euros. Jusque là, rien à dire. Mais ce qui est écrit en dessous, en tout petit, est proprement stupéfiant.

Ce haché provient d’un porc « né au Canada, élevé en Australie, abattu et découpé en Belgique ». D’après mon correspondant, il y a à peu près 17 000 km entre le Canada et l’Australie et quasiment autant entre l’Australie et la Belgique. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce porc, de port en port, aura vu du pays.

Que conclure de ce périple, sinon qu’au Canada, on sait faire naître les porcs, mais on ne sait pas les élever, qu’en Australie on sait les élever mais pas les abattre et qu’en Belgique, on sait les abattre et les découper mais ni les faire naître ni les élever. Quant au bilan carbone, mieux vaut ne pas y penser. Personne, d’ailleurs, n’y pense. »

 

La salade : 10 centimes achetée au producteur, vendu 1 euro en magasin.

marché

Ambiance de marché, hier, devant la préfecture de Lille. Des producteurs de légumes ont vendu moins cher leurs poireaux, salades, endives, fraises ou choux. Au prix juste pour eux, pas à celui que les consommateurs paient dans les grandes surfaces.

Par ici les bonnes soupes ! Madame est contente, sa détermination à se frayer un chemin dans la file serrée des renifleurs de bonnes affaires est enfin récompensée. Après de longues minutes d’espoir d’être enfin servie, elle se voit offrir un chou blanc à un euro. Dans sa grande surface, elle l’aurait payé 1,5 euro en moyenne, cette grande surface qui l’achète 15 centimes à son producteur.

Frédéric Couloumies ne se résigne pas. Secrétaire général de la FDSEA, il a fait pousser ce chou à Zeggerscappel, près de Bergues. Il affirme que « les grandes surfaces se foutent de nous », que « les différences entre les prix payés aux producteurs locaux et les prix de vente dans les rayons vont de un à dix, parfois davantage… ». Sur la table, entre les fraises et les endives, des chiffres, des relevés de prix. Le poireau : 30 centimes le kilo acheté au producteur, vendu 1,6 euro en magasin.

La salade : achetée 10 centimes, vendue 1 euro en magasin. Le céleri : 35 centimes la tête achetée au producteur, vendu 1,7 euro en magasin. La pomme de terre : achetée 0,06 euro le kilo, vendue jusqu’à1euro le kilo. Avec un prix de revient à 120 euros l’hectare, l’exploitant perd 60 euros à chaque tonne de patates dont la culture est d’ailleurs à l’arrêt, en attendant la pluie… Le chiffre d’affaires a sombré de 50 % dans les champs de légumes depuis le 1er mai.

Comment passer l’année quand il faudra casser une tirelire déjà brisée pour acheter les engrais, les pesticides et herbicides en décembre ? Un observatoire des marges doit bientôt rendre son verdict pour mieux rétribuer le labeur paysan, pénalisé par son coût horaire, à 12 euros en moyenne contre 4 euros en Espagne ou au Maroc. On brade… •

Y. B.

 

Des prix 55% plus chers, entre la métropole et l’outre mer!

Pachamarket

L’Autorité de la concurrence relève des écarts de prix parfois supérieurs à 55% dans la grande distribution entre la métropole et l’outre-Mer.

Saisie en février par le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer au moment de la grève générale en Guadeloupe contre « la vie chère », l’Autorité de la concurrence recommande plus de concurrence dans la grande distribution en outre-Mer, « seule manière de faire baisser les prix ».

 
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Prix alimentaires : les industriels n’échapperont pas à la réforme

mercredi 02 avril 2008 à 00:26

Ne laissant aucun espoir aux industriels de l’alimentaire d’échapper à une nouvelle réforme sur la négociation de leurs tarifs avec les distributeurs, Luc Chatel leur a néanmoins promis de mettre en place des garde-fous. Jean-René Buisson, président de l’Ania, s’est montré extrêmement réservé sur la volonté exprimée par le chef de l’Etat d’autoriser les distributeurs [...]

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