
Pachamarket vous explique comment fonctionne la Grande-Distribution en France.
Voilà maintenant quelques décennies que la grande distribution, par de gigantesques surfaces de vente, peuvent acheter les produits en grande quantité et ainsi casser les prix de vente. La mort du petit commerce nous disait-on. Pourtant ce n’était qu’un début.
Marges avant et marges arrière
Aujourd’hui on trouve des produits de deux à trois fois plus cher chez notre petit commerçant. En effet, les grandes surfaces peuvent se permettre de vendre des produits sans aucune marge. Qu’on-t-elle à y gagner ?
Le principe du commerce est d’acheter un produit à un prix P, et de le vendre avec une marge (P + M). C’est ce qu’on appelle la marge avant. Jusqu’ici rien de nouveau. Ce qu’on connait moins et la marge arrière.
Les grandes surfaces sont un mode de distribution tellement répandu qu’un produit exposé en rayon à une grande visibilité. Cette puissance marketing a amené la grande distribution à faire payer les producteurs pour qu’ils puissent mettre leurs produits en rayon. Cet accord financier s’appelle la marge arrière. On peut le voir comme un pot-de-vin légal.
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Pachamarket va prochainement vous proposer de nouvelles solutions afin de dynamiser les commerces de centre-ville, en attendant: petit rappel.
Depuis la nuit des temps, le commerce régit les relations entre les hommes, les sociétés, les nations. Partant d’un échange plus ou moins équitable entre producteurs, le troc a été le premier moyen de diversifier ses consommations. Puis avec la monnaie sont arrivés les négociants. Le principe est simple : acheter en grande quantité à des tarifs avantageux et revendre au détail avec une marge. C’est ainsi que fonctionne le commerce traditionnel, et que votre épicier se rémunère. Il en est autrement pour la grande distribution (GD). Son crédo ? Vendre en masse avec des marges très faibles. Avantageux pour le consommateur me diriez-vous ! Mais qu’en est-il vraiment ?
On parle de redynamiser les économies locales alors que les zones de production sont désormais éloignées des zones de consommation. Des villes où seuls des services sont fournis, des zones industrielles sans vie, des zones rurales en déclin constant et, à l’échelle internationale, des délocalisations génératrices d’inégalités. Voilà où nous a mené l’hyperconsommation et des politiques centrées uniquement sur le profit à court terme.
Cette thématique sur la distribution sera un espace de réflexions et d’alternatives pour une dynamique économique locale, la recréation de mixités entre habitat, production alimentaire, consommation, …
http://le-pouvoir-d-achat.over-blog.com/article-grande-distribution-le-commerce-assassine-43169998.html

Selon le baromètre national Relaxnews des produits frais, le prix des poireaux explosent jusqu’à 50% lorsqu’ils sont vendus en vrac, à 2,30 euros. En botte, le prix gonfle de 33%, à 2,04 euros. A l’inverse, le prix des pommes de terre perd 24%, à 0,26 euro le kilo.
Les hausses des produits frais atteignent 50% pour les poireaux en vrac, à 2,30 euros le kilo. C’est près de 12% de moins qu’il y a un an à la même époque. A noter que le boeuf laitier affiche un prix en forte hausse, de l’ordre de 18%, à 13,54 euros le kilo.
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Le hard discount n’a plus rien de discount
Les prix du hard discount ont flambé depuis 4 ans. Ils deviennent même plus élevés que dans la grande distribution, affirme l’association Familles rurales.
Les enseignes hard discount proposent des produits de plus en plus chers par rapport aux hypermarchés et supermarchés, a révélé l’Observatoire des Prix de l’association Familles rurales.
Selon le président de l’association, Thierry Damien, un panier de produits premier prix comparables coûtait 4% moins cher en 2009 dans un hypermarché qu’en « hard discount ».
En quatre ans, le prix des produits premier prix a bondi, toutes enseignes confondues, de 9,3% (malgré un recul de 0,5% en 2009), relève l’association, contre une hausse de 2% pour les grandes marques et de 0,8% pour les marques de distributeurs (MDD).
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Alors que Novelli poursuit 9 enseignes, Eco89 recense les pratiques abusives des distributeurs envers les fournisseurs.
Depuis les premières épiceries Leclerc ou Mulliez des années 60, la grande distribution n’a cessé de court-circuiter ses fournisseurs. L’adage est simple : vendre beaucoup, mais pas cher. Avec la loi LME (Loi de modernisation de l’économie) supprimant les marge-arrières, les Carrefour, Auchan, Leclerc et consorts ont dû innover. Revue de petits et grands abus.
En metttant fin au système des marges-arrière (pour ceux qui ignorent ce système, lire ici) dans la distribution, le gouvernement pensait faire d’une loi trois coups :
1. Faire baisser les prix dans la grande distribution
2. Créer des emplois dans ce secteur (50 000 estimait alors le gouvernement)
3. Recréer un peu d’équilibre dans le bras de fer opposant fournisseurs et distributeurs
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Gros succès de l’opération « Zappons la grande distribution ». Sous la pluie, sur Antibes, Nice, la Trinité et Vallauris au total une dizaine de points de vente pour écouler au « juste prix » 3 tonnes de marchandises. A 2 euros les 3 kilos de pommes et 0,50 euros la salade, cette opération demontre, si besoin il en était, le scandale des marges de la grande distribution qui se gave tout à la fois sur le dos des petits producteurs et celui des consommateurs.
Elle met en évidence aussi le problème du pouvoir d’achat, car pour nombre de celles et ceux croisés tout au long de la journée il apparait évident que loin des discours d’un Sarkozy ou bien encore de Christian Estrosi sur le thème « je redonne du pouvoir d’achat », le quotidien est très difficile…
Cette opération (la première sur Nice et le Trinité) sera reconduite.