Comment les consommateurs vont-ils réagir à ces hausses?
« Nous avons déjà constaté un relatif tassement de la consommation de yaourts en janvier. En volume la consommation est négative », souligne M.Deweine. Les industriels de l’agroalimentaire savent que de trop fortes augmentations de prix pourraient avoir un effet mécanique sur la consommation de leurs produits et craignent d’être pris dans un cercle vicieux. Toutefois, les MDD devraient profiter de cette situation car même si elles augmentent, elles restent toujours moins chères de 20% à 30% par rapport aux grandes marques. « Les yaourts U par 16 ont augmenté de 35 centimes d’euro alors que les Danone ont pris 1 euro », affirme ainsi M.Papin. Pour Michel-Edouard Leclerc, la politique inflationniste des fournisseurs « nous ouvre un boulevard. Les ventes de nos produits MDD augmentent en quantité de 5% à 12% selon les rayons. Nous avons décidé de mettre en rayon 600 nouveaux produits à la marque Leclerc ». Dans ce contexte généralisé de hausses, la promesse de Luc Chatel, secrétaire d’Etat à la consommation, de générer, grâce à sa nouvelle loi, 2,5 milliards d’euros de baisses de prix sur les produits de grande consommation vendus en grandes surfaces, soit quelque 600 euros rendus par foyer, s’éloigne un peu plus chaque jour.
(Le Monde 21/02/08)






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